programme de spectacle
Personnages · Chansons · Artistes · La Patente · Mercis
PATENTEUSES À Saint-Cibole, en mille-neuf-cent-c’est-lousse, Marielle, Lucile, Rita et Dorothée cherchent à comprendre où disparaissent leurs maris.
Elles découvrent une société secrète réservée aux hommes : la Patente !
Lucile se déguise en prêtre et infiltre l’Ordre. Elle découvre que le patrimoine canadien-français est en danger ! Et leurs maris comptent le sauver comment ? Sans elles, à coups de peur, de division et d’exclusion.
Les quatre femmes décident alors de se patenter un plan.
Les mots de l’équipe
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Personnages
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MARIELLE (La rassembleuse)
Femme de Jean. Quatre enfants.
Tout se passe dans sa cuisine. People-pleaser malgré elle, Marielle rassemble ses amies pour fuir sa réalité. Elle veut plaire parce qu’elle ne veut pas être seule. Elle vit inconfortablement dans l’entre-deux.
Soleil en Taureau · Lune en Gémeaux · Ascendant Balance
Au lever du rideau : phase folliculaire -

LUCILE (L’écornifleuse)
Femme de Jacques. Pas d’enfants.
Lucile se méfie de l’État, de la religion et de tout ce qui veut lui dicter sa place. Jalouse et insécure, elle porte une armure. Elle agit comme si elle n’avait rien à perdre.
Soleil en Sagittaire · Lune en Cancer · Ascendant Bélier
Au lever du rideau : ovulation -

RITA (La gosseuse)
Femme de Marcel. Sept enfants.
Rita s’agrippe à ses amies, et encore plus à sa joie. Elle se fait petite pour ne pas déranger et rit pour éviter ce qui fait mal. Mais au fond, c’est une bonne vivante qui ricane du ventre et qui a des choses à dire.
Soleil en Poissons · Lune en Verseau · Ascendant Taureau
Au lever du rideau : menstruation -

DOROTHÉE (La fouilleuse)
Femme de François. Six enfants.
Dorothée a le plus beau mari, le plus beau jardin et personne avec qui partager ses victoires. Isolée et maladroite avec les autres, elle observe la vie au lieu d’y participer. C’est pour ça qu’elle sait toute.
Soleil en Vierge · Lune en Scorpion · Ascendant Capricorne
Au lever du rideau : phase lutéale
LE TEMPS EST LOUSSE
On est en mille-neuf-cent-c’est-lousse.
Rita porte les années 1920 : la joie comme stratégie de survie.
Lucile porte les années 1930 : la rébellion contre les institutions.
Dorothée porte les années 1940 et 1950 : l’ordre, la respectabilité et la place assignée aux femmes.
Marielle porte le début des années 1960 : les premières secousses des révolutions.
Ensemble, elles traversent les années de la Patente, de 1926 à 1965.
SCÈNES ET CHANSONS
Ouverture
Chanson – PATENTEUSES*
Placoteuses
1
Chanson – 300 000 MINUTES*
Niaiseuses
2
Chanson – RIEN À PERDRE*
Fouilleuses
3
Chanson – FAIS-TOI PLAISIR*
Fouineuses
4
Chanson – RELIGION, DISCRÉTION, FRATERNITÉ*
Patrimoineuses
5
Chanson – EUSES
Gosseuses
6
Menteuses
7
Chanson – INQUIÈTE-TOI PAS*
Sauveuses
8
Chanson – ON CHANTE LE PATRIMOINE !
Astineuses
9
Pleurnicheuses
10
Chanson – LA CHANSON À MARIELLE*
Rassembleuses
11
Chansons – 300 000 MINUTES REPRISE
– PATENTEUSES REPRISE
L’ALBUM 🎧
ÉCOUTER LA MUSIQUE DE PATENTEUSES SUR TOUTES LES PLATEFORMES
Musique : Brian St-Pierre
Paroles : Chloé Thériault
Interprétation : Darquise Lauzon, Ariane Lemay, Emma-Rose Smith et Chloé Thériault
Les chansons marquées d’un astérisque dans la liste ci-dessus figurent sur l’album.
Les artistes
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LA PATENTE, POUR VRAI
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Le 22 octobre 1926, des hommes se réunissent au sous-sol du presbytère de l’église Saint-Charles, à Eastview, aujourd’hui Vanier, à Ottawa. Autour du curé François-Xavier Barrette et du fonctionnaire Albert Ménard, ils fondent une société secrète : l’Ordre de Jacques-Cartier. Sa mission est de défendre les intérêts des Canadiens français catholiques. On la connaîtra sous un nom volontairement vague : la Patente. Lire l’histoire de sa fondation.
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Dans les années 1920, les droits des francophones sont fragiles. En Ontario, le Règlement 17, adopté en 1912, a sévèrement limité l’enseignement en français. L’accès aux postes supérieurs de la fonction publique fédérale constitue aussi un obstacle. En savoir plus sur le Règlement 17.
À cette époque, les ordres fraternels et les sociétés secrètes disposent de puissants réseaux d’influence. Les fondateurs de la Patente décident d’utiliser des moyens semblables pour défendre leur s’organiser discrètement et entrer dans les cercles qui gouvernent sans eux.
Leur stratégie est le noyautage. Des membres investissent des organisations, coordonnent leurs actions et les influencent de l’intérieur, sans révéler l’existence de l’Ordre. Fonction publique, associations, médias et monde des affaires deviennent leurs terrains d’action. Découvrir ses objectifs et ses méthodes.
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L’Ordre recrutait sur invitation des hommes canadiens-français catholiques. On recherchait des candidats patriotiques, disciplinés, capables de garder un secret et d’exercer une influence dans leur milieu.
Les femmes étaient exclues : elles ne pouvaient devenir membres ni participer aux décisions de l’Ordre. Lire le compte rendu historique.
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Au sommet se trouvait la chancellerie, à Ottawa. Elle fixait les priorités et les mots d’ordre transmis aux groupes locaux, appelés « commanderies ». Les membres devaient faire preuve de discrétion et suivre les directives. Explorer le fonctionnement de l’Ordre.
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L’initiation prenait la forme d’un « voyage vers la terre de nos ancêtres ». Les yeux bandés, les candidats traversaient des épreuves symboliques : boire un liquide amer, franchir des obstacles, toucher l’eau, approcher les mains d’une flamme et avancer sur une passerelle basculante avec l’aide de confrères. Chaque épreuve représentait une qualité attendue des membres, comme la force ou la solidarité. Lire la description du voyage initiatique et découvrir les épreuves du rituel.
L’urine de couleuvre dans Patenteuses, elle, est inventée…
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Née dans la région d’Ottawa, la Patente étend son réseau en Ontario, au Québec, en Acadie et dans l’Ouest canadien, jusqu’en Nouvelle-Angleterre. En 1960, elle compte plus de 11 000 membres répartis en 504 groupes locaux. Consulter le fonds de Bibliothèque et Archives Canada.
ALBERTA : Edmonton. MANITOBA : Saint-Boniface, Saint-Pierre-Jolys, Winnipeg. NOUVEAU-BRUNSWICK : Baker-Brook, Campbellton, Caraquet, Moncton. ONTARIO : Alexandria, Ansonville, Blind River, Bourget, Chapleau, Clarence Creek, Cornwall, Cyrville, Earlton, Eastview, Elliot Lake, Embrun, Espanola, Hamilton, Hawkesbury, Hearst, Kapuskasing, Kirkland Lake, Lavigne, L’Orignal, New Liskeard, Noëlville, North Bay, Orléans, Oshawa, Ottawa, Pain Court, Pembroke, Penetanguishene, Plantagenet, Pointe-aux-Roches, Rockland, Sarnia, Sars field, Sault-Sainte-Marie, Sturgeon Falls, Sudbury, Timmins, Verner, Welland, Whitby. QUÉBEC : Beauharnois, Berthierville, Cap-de-la-Madeleine, Cantons-de-l’Est, Chicoutimi, Coaticook, Coteau-du-Lac, Donnacona, Drummondville, Gaspé, Grand-Mère, Hull, Joliette, Jonquière, L’Assomption, Lachine, Lac-Mégantic, Maniwaki, Mont-Joli, Montmagny, Montréal, Montréal-Est, Montréal-Nord, Notre-Dame-des-Prairies, Outremont, Plessisville, Québec, Rigaud, Rimouski, Rivière-du-Loup, Roberval, Saint-Casimir-de-Portneuf, Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Sainte-Marie-de-Beauce, Saint-Hyacinthe, Saint-Raymond-de-Portneuf, Salaberry-deValleyfield, Sherbrooke, Shawinigan, Témiscaming, Thetford Mines, Thurso, Trois-Rivières, Val-David, Ville-Marie, Waterloo, Westmount. SASKATCHEWAN : Bellegarde, Ferland, Gravelbourg, North Battleford, Regina, Saskatoon, Vonda.
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L’Ordre avait même son propre journal, L’Émerillon! Publié pour la première fois en 1930, il devait être brûlé après lecture. Des exemplaires ont manifestement échappé au feu, on peut aujourd’hui en découvrir des pages, ainsi que les armoiries de l’Ordre et sa devise, « Pour Dieu et la patrie ». Voir les documents d’archives.
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Dans les années 1960, les tensions entre la direction à Ottawa et les membres québécois s’accentuent. Les visions de l’avenir divergent : défendre le Canada français à l’échelle du pays ou miser sur un État national francophone au Québec?
Après plusieurs mois d’affrontement, une résolution visant à dissoudre l’Ordre est votée en février 1965.
Les chanceliers de l’Ontario continuent toutefois leurs activités au sein d’une nouvelle entité connue sous le nom de Commandeurs de l’Ordre des Franco-Ontariens. Comme l’organisation agit toujours dans l’ombre, on adopte un nom de façade : l’Association culturelle ontarienne. Sa structure est identique à celle de l’Ordre de Jacques-Cartier : une autorité suprême, la chancellerie, et des commanderies locales, auxquelles s’ajoutent des structures intermédiaires. La mission de la nouvelle organisation ne diffère pas non plus de celle qui avait présidé à la formation de l’Ordre de Jacques-Cartier près d’un demi-siècle plus tôt : promouvoir les droits des Canadiens français catholiques.
L'Association culturelle ontarienne, qui n’a jamais officiellement cessé d’exister, ne laisse aucune trace d’activités après 1971. Comprendre la dissolution et ses suites.
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Le Muséoparc Vanier — L’exposition L’Ordre de Jacques-Cartier : 100 ans de mystère et d’influence est annoncée du 29 octobre 2026 au printemps 2028. Découvrir l’exposition.
Le documentaire L’Ordre secret — Phil Comeau enquête sur cette histoire après avoir découvert que son père était commandeur de l’organisation. Découvrir le film à l’ONF.
Les archives de la Patente — Photographies, correspondance et documents témoignent de ses activités. Explorer le fonds à Bibliothèque et Archives Canada.
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En 2020, Chloé Thériault développe Solo Cup, un texte autour de jeunes femmes qui lancent un podcast appelé Solo Cup Bitches pour parler de désir pis de leurs vies. Le projet passe par les Feuilles Vives de Théâtre Action. Dillon Orr accompagne le projet comme producteur au Théâtre du Nouvel-Ontario.
Quelques années plus tard, Chloé et Dillon recommencent à parler ensemble d’une création franco-ontarienne. Chloé joue dans Jersey Boys, une comédie musicale sur la mafia italienne avec essentiellement juste des personnages de gars, pis elle lance une idée : faire une histoire de mafia franco-ontarienne, mais avec des personnages féminins. Elle appelle ça Sturgeon Gals. Michel Laforge lui rappelle essentiellement : « Chloééé, ça a vraiment existé, par exemple. Ça s’appelle la Patente. »
Chloé ramène ça à Dillon, qui connaît déjà très bien l’Ordre de Jacques-Cartier. Le vieux projet, les quatre femmes, l’envie de faire quelque chose de drôle, actuel, populaire et très franco-ontarien commencent à se transformer.
Pis, lors de la toute première journée de travail de Dillon à Créations In Vivo, Ariane Carrière lui raconte qu’une certaine Johanne Leroux venait de passer au bureau. La Patente approche de son centième anniversaire en 2026, pis elle trouverait ça donc ben bon qu’on en fasse une comédie musicale.
Dillon regarde Ariane avec des yeux de « C’est écrit dans les étoiles. »
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UNE PREMIÈRE LECTURE
Un premier extrait est lu aux Feuilles Vives de Théâtre Action, à Kingston.
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DES LECTURES SECRÈTES
L’écriture se poursuit avec le Muséoparc Vanier. Dans sa cabane à sucre, l’équipe organise des lectures avec des personnes qui connaissent la Patente et d’autres qui n’en ont jamais entendu parler. Leurs réactions aident à trouver comment raconter cette histoire.
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VINGT MINUTES POUR SE LANCER
Un premier laboratoire mène à une vitrine de vingt minutes à Contact ontarois. Patenteuses y remporte le Prix Audace Desjardins de Réseau Ontario et le Prix RADARTS.
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TOUT PREND FORME
Le texte, les chansons, les chorégraphies, les costumes, les éclairages : la création et la production avancent au fil des répétitions.
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CENT ANS, JOUR POUR JOUR
Première mondiale de Patenteuses au MIFO, à Orléans. Exactement cent ans après la fondation de la Patente.
12+
AVIS DE CONTENU
PATENTEUSES aborde le sexisme et l’exclusion des femmes, notamment dans des milieux traditionnellement masculins, ainsi que le contrôle dans le couple et la honte religieuse liée à une relation amoureuse entre deux femmes. La violence conjugale est suggérée, sans être montrée. Le spectacle contient aussi des allusions sexuelles, notamment à la masturbation, ainsi qu’une arrestation et une détention policières.
RESSOURCES D’AIDE
Jeunesse, J’écoute — Besoin d’aide maintenant?
Soutien gratuit et confidentiel pour les jeunes, 24 heures sur 24.
Fem’aide
Soutien francophone pour les femmes touchées par la violence en Ontario.
211 Ontario — Trouver de l’aide près de chez vous
Services sociaux et communautaires non urgents.
partenaires
LES MERCIS
Nos partenaires financiers
Le gouvernement du Canada, le gouvernement de l’Ontario, la Ville d’Ottawa, le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts de l’Ontario.
Nos partenaires communautaires
Desjardins Ontario, Ottawa Fringe, Muséoparc Vanier, Théâtre Action, APCM, Réseau Ontario, l’Alliance culturelle de l’Ontario, le Bureau de l’honorable Édith Dumont, lieutenante-gouverneure de l’Ontario, ainsi que TFO.
Un merci tout particulier à
Garret Brink, Giancarlo Cerquozzi, Anne Gutknecht, Yannick Labossière, Johanne Leroux, Madeleine Meilleur, l’honorable Lucie Moncion, Marie-France Lalonde, Nick Paquin, Joël Paulin, Thomas Radford, Alain Richer, Sylvie Touchette, Père Pistache et Yves Turbide.
L’équipe de CRÉATIONS IN VIVO
Production exécutive
Opérations
ARIANE CARRIÈREArtistique
DILLON ORR
Conseil d’administration
Coprésidentes
RENÉE AUBIN
et MAGALIE-FRANCE HOULETrésorière
LYDIA TALAJICAdministratrices et administrateurs
PAMELA BRASSEUR,
JEAN-MARC GUÉRIN,
MARVIN HARIK,
ELISE LAMOTHE
et DOMINIQUE PAYER